Troisième Portrait – 16 mars 2009
Sylvie… Ah là là Sylvie: vous ne pouvez pas la manquer! Je la connaissais avant de lui tirer le portrait pour avoir acheté des peintures à la chaux dans sa boutique en décembre dernier. Elle nous avait complètement épatés: nous étions repartis avec une analyse Feng Shui complète de la maison en prime du choix des couleurs et des produits à mettre sur nos murs! Fantastique et fort sympathique donc. Pour ce portrait, j’ai essayé de mettre de côté mon admiration pour son travail, mais vous allez le voir, Sylvie est un personnage… haut en couleurs!

Sylvie a commencé l’aventure Color Rare il y a 11 ans maintenant. Avant cela, elle était « chien de chasse« , elle soulevait des affaires pour les magasins de discount, à l’affût du moindre lot, de la moindre fin de série, des sinistres… A l’époque, Melle Eyraud est à l’antipode de ce qu’elle aujourd’hui: alors dépensière, consommatrice à outrance, elle ne pensait qu’à elle; du genre à garer sa voiture n’importe où, loin de tout souci et toute préoccupation pour son environnement!
Chaux Times
Alors qu’elle essuie un échec en essayant de monter une activité similaire à celle qu’elle exerce alors en France, elle décide de revenir à ses premières amours, à la passion de ses 15 ans…: la peinture décorative.
Le hic, c’est qu’elle est allergique aux hydrocarbures et aux Composants Organiques Volatils (COV), source, chez elle, de vomissements. C’est alors qu’elle commence à réfléchir aux produits. Pour elle, cette allergie est un véritable révélateur, comme un « passage obligé » dont elle tire même une certaine philosophie aujourd’hui: « quelque part, la contrainte est intéressante » me dit-elle avec un sourire, « elle inspire et rend créatif« .
Après une formation à la technique de la fresque (la plus difficile des techniques) dans une école de peinture décorative, elle réfléchit toujours aux matières qu’elle pourrait utiliser pour vivre de sa passion sans en souffrir. Et un jour, c’est le flash: ce sera la chaux. lire la suite…
Second Portrait – 10 Mars 2009

Jean-Paul Aubrion a 52 ans. Arrivé au 117 bis Cours Victor Hugo en Septembre 2006, ce Niçois d’origine a de grandes ambitions pour la vie de son quartier. Et si les choses ne sont pas toujours aussi faciles qu’on ne l’aimerait… on peut toujours essayer de s’allier avec d’autres pour y arriver!
Ne jamais abandonner, en fait. Voilà ce qui pourrait caractériser Jean-Paul.
Alors qu’il voulait être médecin et s’engager dans l’humanitaire, Jean-Paul manque de peu le concours et s’oriente vers la pharmacie. Son diplôme en poche (en 1983), il suit une année à l’IAE de Grenoble puis débute sa carrière à Paris, en tant que directeur marketing dans l’industrie pharmaceutique. Une maladie grave le contraint à arrêter sa profession en 1998. Enfin… disons que sa maladie l’écarte de son poste, et qu’il se retrouve à un autre position moins intéressante, dans ce qu’il est commun d’appeler « un placard« , en langage familier. Eh oui, les logiques de performance de l’industrie sont ce qu’elles sont… l’humain passe après tout.
Déterminé à vaincre la maladie et à ne pas finir ses jours dans une telle situation, il décide de partir avec femmes et enfants et de se lancer dans l’agriculture. Dans la viticulture plus précisément. Lui qui, au fond, a toujours eu envie d’être au plus près de la nature. C’est le bon moment.
Il vend donc sa maison à Paris et arrive dans la région bordelaise, dans un petit village à côté de Bassens. Son indemnité de départ et la vente de sa maison parisienne lui permettent d’acheter une propriété et une pharmacie. La propriété est alors en ruine, et toute la petite famille passe alors 4 bons mois sous la tente avant que la demeure dans laquelle ils arrivent ne ressemble à quelque chose d’habitable!
Comme le métier de viticulteur n’est pas facile, sa femme, auparavant dans l’agro-alimentaire, s’occupe de la propriété pendant qu’il assure un revenu au ménage. Mais après 10 ans et plusieurs dettes à combler (il est difficile d’arriver dans une profession que l’on ne connaît pas, sans réseau local… et au bout de plusieurs années, il est nécessaire de faire des choix…), Jean-Paul est contraint de vendre sa pharmacie à Bassens. C’est alors qu’il arrive à la pharmacie du Grand Marché, fin 2006. lire la suite…
Premier Portrait – 5 mars 2009

Florence Guillot a ouvert sa boutique le 18 mars 2008. Ancienne cadre dans les directions financières de grands groupes, elle réalise un jour qu’elle n’y trouve plus son compte… Quelques mois plus tard, elle décide de quitter son emploi, de négocier son départ et de se lancer… avec le désir de créer quelque chose… Créer oui, mais quoi?
Engagée dans le milieu associatif depuis l’âge de 16 ans (elle en a maintenant 39), Florence pense d’abord au domaine du social… mais non, il y a trop de dépendances politiques pour elle dans ce secteur. Elle songe à une agence de communication. Mais là non plus: les logiques pourraient rapidement être similaires à celles de son précédent poste…
Puis, chemin faisant, l’évidence s’impose. C’était le le 21 juin 2007. Et elle s’en souvient bien: elle était alors en séjour à Paris avec des amis et venait de découvrir l’Institut du Monde Arabe. Le lieu et l’ambiance lui plaisent et l’amènent à s’interroger sur son envie profonde. A bien y réfléchir, elle a envie d’un lieu associant savoir-vivre, rencontres, plaisir. Pourquoi ne pas partir, alors, de ce que ses parents font: la torréfaction. Florence a enfin trouvé LE projet qui lui plaît… lire la suite…
Très bientôt vous retrouverez ici des portraits d’acteurs (commerçants, associations, ou simples citoyens) engagés pour le XXIème siècle… sur Bordeaux et la région bordelaise en général!
Ce projet est porté par l’association SEPHIR…
A très bientôt!